D’un ruisseau habité par des tortues géantes à une forteresse située au bord d’une falaise – entre Herzliya et Césarée, de sublimes joyaux très peu connus des touristes se trouvent à quelques kilomètres de Tel Aviv. Voici cinq endroits qui valent largement le déplacement.
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Par Marina Kiguel
L’une des particularités d’Israël est la combinaison entre sa riche histoire et ses fantastiques trésors naturels. À une demi-heure de route de Tel Aviv, vous découvrirez un ruisseau où baignent librement des tortues géantes, une ancienne cité romaine, un château bâti par des Croisés et une plage sauvage. Alors, faites le plein d’eau et de rafraîchissements et sortons du paysage urbain pour faire un tour dans la nature.
1. Parc national H’of Hasharon – une réserve naturelle sauvage
À votre arrivée au parc national H’of Hasharon, vous aurez l’impression d’avoir fait un saut dans le temps. Il s’agit d’une étroite bande de plage surplombée d’une falaise calcaire de quarante mètres de hauteur, elle-même dotée d’une vue imprenable. En hiver, l’iris pourpre (iris atropurpurea) fleurit, à l’automne, c’est au tour des lis blancs de paver le terrain sur lequel des animaux sauvages flânent paisiblement.
Vous pourrez vous promener tranquillement en famille sur l’une des pistes qui traversent la réserve, facilement accessible pour les adultes comme pour les enfants. Sur les écriteaux dispersés le long du chemin, vous pouvez lire les noms des fleurs et des plantes qui vous entourent.
Comment s’y rendre ?
Le parc national H’of Hasharon est situé à l’ouest de l’aire commerciale et de divertissement «Ga’ash» et est également accessible par le biais du parc aquatique «Shfa’im». Consacrez quelques heures à cette promenade dans la réserve pour prendre un répit de l’agitation urbaine.

Ruisseau Alexander. Photo de Lior Avitan
2. Ruisseau Alexander ( Nah’al Alexander) – des tortues de mer en liberté
Le ruisseau Alexander prend sa source dans les montagnes de Samarie pour se jetter dans la mer, entre Mich’moret et Beit Yanaï. Jusqu’au début des années 30 du XXe siècle, le cours d’eau était pollué par des eaux industrielles issues de la vallée de H’éfer et presque la totalité des animaux et des végétaux qui s’y trouvaient ont disparu. Au fil des ans, le cours d’eau a été restauré et grâce à ces efforts, la faune locale et plus particulièrement, les tortues de mer, sont de retour.
La longueur du parcours qui longe la rivière n’est que de 2,5 km et le pont des tortues vous attend au bout du chemin. La route est pavée et suffisamment large pour que vous puissiez marcher, faire du vélo ou utiliser une poussette. Si vous n’êtes pas trop fatigué, vous pourrez même pousser la marche jusqu’à l’estuaire de Beit Yanaï.
Vous pouvez également accéder au Pont des Tortues par la route, sans devoir marcher. Vous y trouverez des tortues se réchauffant au soleil ou nageant tranquillement dans le ruisseau. Elles sont habituées aux visiteurs et elles se rapprocheront certainement de vous pour « réclamer » de la nourriture. Leur menu habituel se compose principalement de poissons, de vers et d’insectes. Il est donc déconseillé de leur jeter d’autres aliments et d’être particulièrement prudent face à propos des sacs en plastique et des emballages alimentaires qui pourraient les étouffer. Si vous êtes chanceux, vous pourrez voir l’éclosion des œufs des bébés tortues et les voir rejoindre l’eau immédiatement.
C’est une attraction très populaire et il est donc préférable d’arriver en milieu de semaine.
Comment s’y rendre ?
Prenez la route 2 jusqu’à l’échangeur de Yanaï, puis suivez la direction de Mich’moret. Traversez le ruisseau en traversant le pont, tournez à gauche sur route de campagne indiquée par le panneau « Shvil Israel» (« Sentier d’Israël») qui longe le ruisseau et se dirige vers l’est.

Apollonia Beach à Herzliya. Photo de Lior Avitan
3. Apollonia – une forteresse croisée au bord d’une falaise
Une vue à couper le souffle au sens propre du terme : Apollonia est une forteresse du temps des Croisés surplombant une falaise calcaire située au bord du littoral maritime. Un site magnifique, que vous soyez amateur d’histoire et d’archéologie, un explorateur de la nature, un peintre en herbe, un photographe ou tout simplement un voyageur qui aime respirer l’air frais imbibé de gouttes d’eau salée.
Jusqu’au XIIIe siècle, la forteresse d’Apollonia protégeait la zone contre les attaques des Musulmans et des Mamelouks. Elle était dotée de trois murailles entourées d’un large fossé. Il y avait même un port protégé par des digues. Même aujourd’hui, quand vous arrivez ici, il ne vous faudra pas grand grand-chose pour parvenir à vous imaginer la présence de l’ordre des Chevaliers, les nobles Romains ou les guerriers Turcs. Après la visite du site, jetez un coup d’œil à la maquette miniature de la forteresse reconstituée, afin de voir à quel point la réalité peut dépasser l’imagination.
Comment s’y rendre ?
Laissez la voiture au parc national Apollonia et marchez à travers une route parsemée de gravier. À quelques centaines de mètres seulement, vous découvrirez en chemin le mur musulman, la villa romaine et le puits ottoman, strates historiques situées les unes au-dessus de l’autre témoignant des différentes époques de l’histoire.

Parc national de Césarée dans la région du Sharon. Photo de Lior Avitan
4. Césarée – une cité antique du temps d’Hérode
À l’origine, la ville de Césarée était conçue comme une métropole romaine et comme grande ville portuaire. Édifiée par le roi Hérode en l’honneur de l’empereur Auguste, c’était le centre économique de la Judée à l’époque où celle-ci était dominée par les Romains. Au centre de Césarée se dressait un temple à la gloire d’Auguste, dont seule une petite partie subsiste de nos jours.
La ville antique renferme les structures les plus célèbres – l’amphithéâtre, qui accueille encore aujourd’hui des spectacles de danse et des concerts des plus grands artistes israéliens ; l’hippodrome, qui a accueilli à l’époque des concours de chars, des spas et des sculptures, ainsi que le célèbre aqueduc, qui fournissait de l’eau aux demeures des nobles.
Le parc national de Césarée est un espace de divertissement combinant l’archaïque et la modernité, apprécié par les adultes comme par les enfants. Des expositions interactives et des commentaires détaillés accompagnent la visite.
Le lieu est accessible et il est important d’apporter un chapeau et de l’eau, même en hiver, car il n’est pas suffisamment ombragé.

Plage du parc national de Césarée. Photo de Lior Avitan
Dans la partie nord du Sharon située entre H’adera et Netanya et Kfar Yona , vous découvrirez l’une des régions les plus pittoresques d’Israël composée par un certain nombre de villes situées au cœur du paysage spectaculaire d’une ancienne région agricole exploitée de nouveau par les pionniers sionistes au début du XXe siècle.
Habituellement, les conducteurs traversent la zone en direction du nord ou du centre du pays, mais peu d’entre eux savent que c’est précisément sur leur chemin que des paysages captivants les attendent, comme par exemple le Jardin des Sculptures, le Jardin Botanique, un ruisseau restauré ou une mini-réserve naturelle fleurissant presque toute l’année.
Comment s’y rendre ?
Quittez la route 4 en direction de la route 57 à l’intersection de Beit Lid. Après avoir dépassé Kfar Yona, continuez jusqu’à l’entrée du village de Burgata , fondé en 1949 par des immigrants turcs et marocains. Le village lui-même a pris le nom d’une ancienne bourgade juive de l’époque talmudique. Dans le village, vous trouverez le célèbre artiste Yigal Tumarkin et son Jardin des Sculptures pour lesquelles il a obtenu un complexe pour son atelier et s’est engagé à placer chaque année une nouvelle sculpture sur la pelouse voisine. Après Burgata, continuez vers l’ouest en direction de la mer, le long de la vallée fleurie.